Une rare horloge murale française Louis XVI avec répétition des quarts, Meunier Le Jeune, vers 1770.
€ 15000 $ 17650 £ 13055 ¥ 2807100 DKK 112101 CHF 13758 NOK 164505 CA$ 24105 HK$ 138210
Expedition depuis Pays-Bas
€ 7900 $ 9296 £ 6876 ¥ 1478406 DKK 59040 CHF 7246 NOK 86639 CA$ 12695 HK$ 72791
Contrairement aux pendules d'officier de luxe, les horloges de voyage que nous désignons par Capucine se distinguent par leur boîtier en laiton simple. L'origine de ce terme peut être expliquée de deux manières. La première explication serait que la cloche couronnant souvent ces horloges ressemblerait à la capuche des capucins. Une autre explication résiderait dans la similitude entre le mode de vie sobre de ces moines et la conception relativement sobre de ces horloges "à la Capucine". Personnellement, la dernière explication me semble la plus plausible. L'apparence de ces horloges présente des similitudes avec les horloges lanterne qui ont vu le jour au début du XVIIe siècle. Tout comme ces horloges, l'apparence simple est attrayante et facile à combiner avec d'autres objets dans un intérieur.
Le cadran émaillé de 10 cm de diamètre comporte des chiffres romains et est signé en rouge "Ballif à Toulouse". Il s'agit probablement du nom du revendeur. Les belles aiguilles sont en acier bleui et le disque de réveil en laiton. Le cadran est encadré par une lunette étroite, caractéristique précoce de ce type d'horloge. Au-dessus du cadran se trouve une petite aiguille pour le réglage.
L'horloge est entraînée par deux barillets et a une autonomie de huit jours. Elle est régulée par une ancre associée à un balancier. Celui-ci est suspendu à un fil dont la longueur peut être ajustée avec la petite aiguille au-dessus du XII. Cela permet de faire avancer ou ralentir l'horloge. L'horloge sonne les heures entières et les demi-heures sur une cloche par un système de sonnerie à crémaillère. Si l'horloge a sonné les heures entières, elle les répète environ une minute plus tard. C'est ce qu'on appelle le "Morbier slagwerk". L'intérêt réside dans le fait que lorsqu'une horloge sonne, on réalise souvent trop tard et on oublie de compter. La deuxième fois, on est plus attentif pour compter le nombre de coups. La plupart des horloges Comtoise font de même. Sur le côté du boîtier, il y a une poignée permettant de faire répéter la dernière heure de l'horloge. Comme l'éclairage n'était pas simple à l'époque, grâce à la répétition, on pouvait "entendre" approximativement l'heure. Enfin, l'horloge dispose également d'un mécanisme de réveil à remontage manuel. Avec les fonctions de sonnerie, de répétition et de réveil, cette Capucine était une horloge de voyage complète répondant à de nombreuses attentes.
Sur le boîtier en laiton se trouve une cloche sur laquelle est posé un vase décoratif avec anse. Il y a également quatre vases décoratifs aux coins. Le boîtier a des portes à l'arrière et sur les côtés. Le tout repose sur quatre pieds tournés.
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