M112 Pendule au bon sauvage ‘Atala liberating Chactas’

Expedition depuis Pays-Bas


Pendule du bon sauvage ‘Atala libérant Chactas’ Paris, date environ 1820 Hauteur 40 cm, largeur 32 cm, profondeur 11 cm. Une horloge figurative de bronze doré et patiné de l'Empire de très belle qualité représentant le célèbre modèle d'Atala libérant Chactas, le cadran en émail blanc signé à Paris avec des chiffres romains intérieurs et des chiffres arabes extérieurs et une paire d'aiguilles en acier bleui pour les heures et les minutes. Le mouvement avec échappement à ancre, suspension en fil de soie, sonnant à l'heure et à la demi-heure, avec compteur extérieur. Le magnifique boîtier avec tambour de cadran surmonté d'un panier et d'une peau de lion drapée, soutenu sur une pile de bûches avec une lance et un fusil appuyés contre le côté droit et de l'autre la figure en bronze patiné de Chactas vêtu d'un pagne doré et d'une coiffe de plumes assis contre un palmier doré auquel il est enchaîné mais que la figure debout de la jeune Atala, portant une robe à pompons et des cheveux tressés, essaie de le libérer. L'horloge et les figures principales reposent sur un socle octogonal allongé avec frise centrale montrant Chactas portant Atala dans ses bras précédé d'un chien et suivi d'un missionnaire, les coins et extrémités inclinés moulés avec des motifs de plumes, sur des pieds toupie Littérature : Peter Heuer-Klaus Maurice, “European Pendulum Clocks”, 1988, p. 79, illustrant un boîtier d'horloge identique. Pierre Kjellberg, “Encyclopédie de la Pendule Française du Moyen Âge au XXe Siècle”, 1997, p. 359, pl. E, illustrant un boîtier d'horloge identique signé sur le cadran Jérosme Perroncel à Paris. Elke Niehüser, “Die Französische Bronzeuhr, Eine Typologie der Figürlichen Darstellungen”, 1997, p. 144, illustrant un boîtier d'horloge très similaire avec l'ajout d'un guerrier endormi à droite du cadran et p. 238, pl. 826, illustrant un boîtier d'horloge identique. “Musée François Duesberg” catalogue non daté, p. 63, illustrant deux modèles d'horloge identiques. Livre Tardy II, page 436. Ce magnifique boîtier d'horloge fait partie d'un ensemble qui se rapporte à la notion du ‘Bon Sauvage’ évoquée par les écrits de Jean-Jacques Rousseau. Le design de ce modèle spécifique est basé sur l'épopée célèbre ‘Atala’ de François-René de Chateaubriand (1768-1848), publiée pour la première fois en 1801. Napoléon, qui était déterminé à effectuer une réconciliation entre l'Église et l'État, a accueilli le soutien qu'il a apporté à son Concordat et, en guise de remerciement, a nommé Chateaubriand son premier secrétaire à l'ambassade de France à Rome. Le public adorait ‘Atala’; entre 1801 et 1805, onze éditions sont parues et des traductions ont été publiées jusqu'en Russie et en Hongrie. L'héroïne de Chateaubriand, Atala, a inspiré toutes les formes d'art, des ballades, peintures, gravures, statues de cire et comme ici des boîtiers d'horloge. L'histoire d'amour tragique de Chateaubriand tournait autour de Chactas, un Indien Natchez et d'Atala, fille adoptive du Chef des Muskogee. Les Muskogee étaient de féroces guerriers et de farouches ennemis des Natchez. Lors d'un différend tribal, Chactas a été capturé, attaché à un arbre mais avant d'être sacrifié, Atala est venue à son secours. Cette partie de l'histoire est illustrée dans le boîtier sculptural ci-dessus, avec les armes des chasseurs à côté de l'horloge et son destin, le feu brûlant entourant le cadran. Une fois libéré, Chactas et Atala ont voyagé en Amérique du Nord pour s'installer avec un missionnaire ermite nommé Père Aubry. Fortement influencé par ce dernier et par la foi d'Atala, Chactas s'est également converti au christianisme. Atala et Chactas sont tombés amoureux et bien qu'il lui ait demandé de l'épouser, elle était déchirée entre le désir de son cœur et l'amour filial car elle avait promis un jour à sa mère de consacrer sa vie au service de l'Église. Plutôt que de vivre sans concrétiser son amour, Atala prit du poison ; Chactas la trouva mourante dans une grotte où Atala expliqua pourquoi elle ne pouvait pas l'épouser. “Pour sauver ma vie [à la naissance], ma mère a fait un vœu : elle a promis à la Reine des Anges que pour elle, si je survie, devrait être consacrée ma virginité… Voeu fatal qui m'entraîne à la tombe!”. Le récit se poursuit ensuite sur la plaque ci-dessous ; après la mort d'Atala, Chactas et le missionnaire l'ont sortie de la grotte pour l'enterrer et à ce moment-là, un chien est apparu.

Origin and period
France
Name
M112 Pendule au bon sauvage ‘Atala liberating Chactas’
Measurements
Height: 40 cm, Width: 32 cm, Depth: 11 cm
Reference
VBCA100225
Vendeur Artlistings depuis 2015

Situe a Epe
Pays-Bas

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