Description
Pendule sculpturale française, Clytia avec tournesol, bronze doré, attribuée à Claude Galle, Paris, période Empire, vers 1810
Cette horloge spectaculaire est entièrement réalisée en bronze finement travaillé et doré, avec un cadran métallique doré orné de chiffres romains pour les heures ; les aiguilles des heures et des minutes sont en acier bleui. L'horloge est placée dans un tournesol naturaliste dont les pétales sont disposés en deux rangées. La fleur est tenue par une figure féminine debout finement sculptée ; elle porte une longue toge ajustée dont les plis serrés mettent en valeur sa sensualité. Ses cheveux sont relevés en chignon et son visage expressif est sculpté dans la tradition néoclassique française, elle-même directement influencée par l'art sculptural gréco-romain antique. Elle tient le tournesol gracieusement droit, afin qu'il ne se penche pas et ne se casse pas sous son propre poids. La base cylindrique haute est ornée de torches flamboyantes en bas-relief, reliées par des guirlandes de fleurs et de feuilles ; elle est accentuée par deux couronnes de laurier, l'une avec des motifs floraux stylisés et l'autre travaillée avec des feuilles de chêne et des glands. Un socle octogonal soutient la composition.
Clytia (ou Clytie) était une nymphe des eaux, fille d'Océan et de Téthys dans la mythologie grecque. Le dieu Apollon en tomba amoureux, mais l'abandonna pour la nymphe Leucothée. Clytia resta ensuite neuf jours assise sur un rocher, suivant Apollo - qui personnifiait le soleil - à travers le ciel, jusqu'à ce qu'elle se transforme en tournesol. Horloge à mouvement 8 jours, sonne les heures et les demi-heures sur une cloche. Hauteur 92 cm ; Largeur 35 cm. Prix sur demande.
Claude Galle (1759-1815)
Claude Galle, l'un des fondeurs de bronze et orfèvres les plus éminents de la fin de l'époque Louis XVI et de l'Empire, est né à Villepreux près de Versailles. Il a terminé son apprentissage à Paris chez l'orfèvre Pierre Foy. En 1786, il est devenu maître orfèvre. Après la mort de Pierre Foy, Galle reprit son atelier et employa environ 400 personnes au fil du temps. Galle a collaboré avec de nombreux artisans exceptionnels, dont Pierre-Philippe Thomire, et a fourni la plupart des meubles en bronze pour le Château de Fontainebleau pendant l'Empire. Il a reçu de nombreuses autres commandes impériales. Après sa mort, l'entreprise de Galle a été reprise par son fils, Gérard-Jean Galle (1788-1846). Aujourd'hui, ses œuvres se trouvent dans les plus grands musées et collections du monde, notamment au Musée National du Château de Malmaison, au Musée Marmottan à Paris, au Museo de Reloges à Jerez de la Frontera, à la Residenz de Munich et au Victoria and Albert Museum à Londres.